Les troubles mentaux et le sommeil – Blog sur les matelas

Existe-t-il un lien entre les troubles du sommeil et la dépression ?

Le cas le plus évident est celui des troubles dépressifs. Dans les deux directives de diagnostic les plus pertinentes au monde (DSM et ICD), il existe des différences dans le nombre et le nom des troubles dépressifs ; de même, on observe des symptômes de diagnostic qui n’apparaissent que dans l’une des deux classifications. Toutefois, et malgré les divergences présentées, les deux lignes directrices précisent que les troubles du sommeil sont l’un des critères à remplir pour le diagnostic de la dépression majeure et d’autres troubles dépressifs.

En fait, les deux guides indiquent qu’un pourcentage élevé de personnes souffrant de dépression présentent une hypersomnie, c’est-à-dire une augmentation notable des heures de sommeil avant et au moment du diagnostic. Une particularité est que, souvent, malgré l’augmentation du nombre d’heures de sommeil, la qualité de celui-ci est moins bonne. Les personnes qui souffrent de dépression ont tendance à éprouver une plus grande sensation de fatigue au réveil, tant sur le plan musculaire que mental.

Non. D’autre part, dans certains cas de dépression, des difficultés à s’endormir ou à dormir moins longtemps qu’avant le trouble peuvent également survenir. Dans ce cas, les personnes souffrant de dépression mettent plus de temps à s’endormir et, malgré la fatigue accumulée, se réveillent avant l’heure, sans pouvoir se rendormir.

Une dernière nuance importante concernant la relation entre le sommeil et la dépression est que, dans la pratique clinique, il est nécessaire de déterminer si un trouble du sommeil produit un trouble dépressif ; ou si un trouble dépressif affecte le sommeil. Ce fait est particulièrement pertinent lors de l’application d’un traitement. Ainsi, le trouble principal doit être traité et l’autre trouble doit être compris et traité comme un symptôme du trouble principal.

Bien dormir, quand il y a un trouble de l’anxiété

Dans certains cas de troubles anxieux, on observe une plus grande difficulté à s’endormir et un sommeil beaucoup plus superficiel, avec un plus grand nombre de réveils et une difficulté à se rendormir lorsqu’on se réveille au milieu de la nuit. Ce fait est particulièrement évident dans le cas de certaines phobies. Par exemple, les personnes qui ont une phobie sociale ou une phobie de parler en public la veille d’une exposition ou d’un événement social auront du mal à s’endormir et peuvent souffrir de nuits entières d’insomnie en raison de l’anxiété qu’elles développent. Encore une fois, ces nuits-là, un sommeil plus superficiel est produit et, par conséquent, avec moins de sensation de récupération et de repos.

Les troubles du sommeil eux-mêmes peuvent modifier le rythme de la vie.

En plus de tout ce qui précède, on peut dire que les troubles du sommeil en eux-mêmes (et comme on l’a vu précédemment dans le blog du Grupo Centrale de la literie) produisent des symptômes tels que la désorientation, le ralentissement de la pensée, l’irritabilité, les difficultés à s’exciter ou à se réjouir de choses positives… Ce sont tous des symptômes de certains troubles mentaux (comme la dépression majeure). Ainsi, dans les troubles mentaux où, en plus, le sommeil est perturbé, les symptômes peuvent être plus graves ou difficiles à traiter sans que les troubles du sommeil soient résolus en parallèle.

Par conséquent, chez les personnes qui souffrent de certains troubles psychologiques, il est essentiel de veiller à ce que le lit les aide à s’endormir et à se reposer correctement. Il sera ainsi plus facile de ne pas développer les troubles du sommeil associés, également en raison de la mauvaise qualité du lit.

Gualberto Buela Casal. Professeur de psychologie clinique et directeur du laboratoire du sommeil au Centro de Investigación Mente, Cerebro y Comportamiento (CIMCYC).

Alejandro Guillén Riquelme, est docteur en psychologie de l’Université de Grenade. Il est actuellement chercheur au Centre de recherche sur l’esprit, le cerveau et le comportement (CIMCYC) de l’Université de Grenade. Dans ce centre, il est responsable du laboratoire de promotion du sommeil et de la santé. Au cours de sa formation, il a fait le Master of Research Designs and Applications in Psychology and Health, ainsi que plusieurs cours sur la méthodologie, les statistiques et la recherche. Tout au long de sa carrière, il a étudié l’évaluation de l’anxiété, étant co-auteur de l’adaptation espagnole du STAI, le septième questionnaire le plus utilisé en Espagne. Il a participé à cinq projets de recherche et a publié 30 articles (dont 27 dans des revues indexées dans le Journal Citation Reports).

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