Responsabilité juridique et sommeil – Mattress Blog

L’entrée d’aujourd’hui présentera l’un des aspects judiciaires dans lequel le sommeil a une certaine relation : l’imputabilité. Il convient toutefois de noter que d’autres aspects, différents de ceux présentés aujourd’hui, seront désormais développés en détail.

L’imputabilité fait référence au fait qu’une personne, au moment de commettre un acte illégal, n’a pas la capacité de comprendre que l’acte est illégal ou n’a pas la capacité d’agir volontairement. Par exemple, si une personne a un délire et croit qu’un démon est devant elle et l’attaque pour se défendre, mais qu’en réalité il est son ami, il est évident que la personne n’a pas perçu la réalité correctement, et qu’elle n’a pas de responsabilité légale pour cet acte.

Bien entendu, cela n’enlève rien au fait que la personne doit faire l’objet d’une série de mesures (internement psychiatrique, etc.) pour éviter que l’événement ne se reproduise. D’autre part, l’imputabilité peut être totale, partielle ou nulle.

Les troubles du sommeil qui faussent notre perception

Les problèmes de sommeil peuvent affecter notre compréhension des faits, ainsi que notre capacité à agir. Tout d’abord, nous présenterons quelques cas dans lesquels les troubles du sommeil altèrent la perception de la réalité.

Les troubles du sommeil qui augmentent les possibilités d’agression

Dans ce groupe de problèmes, le somnambulisme ou les hallucinations hypnagogiques peuvent amener la personne à “rêver”, à se réveiller et à se défendre contre le danger. De même, les terreurs nocturnes ou un trouble connu sous le nom de parasomnie REM (dans la phase de sommeil paradoxal) peuvent provoquer un réveil confus et même agressif sans que la personne ne soit consciente de ce qui se passe.

Il y a quelques mois, l’ivresse du sommeil est apparue. Ce trouble, qu’il soit isolé ou produit par des terreurs nocturnes, des parasomnies REM ou autres, augmente les risques d’agression incontrôlée de la personne.

Problèmes de sommeil et imputabilité partielle

Par conséquent, dans tous ces cas, il pourrait être déterminé que la personne a une imputabilité partielle, dans le cas où elle démontre qu’une agression possible a eu lieu au cours de ces altérations.

Problèmes de sommeil entraînant une altération de la perception

Outre les troubles qui produisent des altérations de la perception comme l’un des principaux symptômes, il en existe d’autres qui augmentent la probabilité de souffrir de ces altérations causées par une autre maladie.

Hallucinations dues au manque de sommeil

Par exemple, dans le cas de troubles qui produisent des hallucinations, le manque de sommeil causé par l’insomnie peut augmenter le nombre d’hallucinations.

Les troubles du sommeil qui modifient notre comportement

Enfin, il existe d’autres troubles du sommeil qui empêcheront une action totale ou partielle. Dans ce cas, le meilleur exemple serait la narcolepsie ou l’hypersomnie. Dans les deux cas, il peut en résulter un endormissement brutal de la personne. Dans certains cas, cela l’empêchera d’apporter son aide dans une situation d’urgence, par exemple.

Conclusions : la qualité du sommeil comme facteur dans les procès pénaux

Malgré la superficialité de la présentation, il est clair que les problèmes de sommeil peuvent affecter notre capacité à comprendre et à agir sur des événements anti-légaux (illégaux), de sorte que dans certains procès, il faut en tenir compte.

Alejandro GuillenAlejandro Guillen RiquelmeD. en psychologie de l’Université de Grenade. Il est actuellement chercheur au Centre de recherche sur l’esprit, le cerveau et le comportement (CIMCYC) de l’Université de Grenade. Dans ce centre, il est responsable du laboratoire de promotion du sommeil et de la santé. Au cours de sa formation, il a obtenu le Master en conception et applications de la recherche en psychologie et en santé, ainsi que plusieurs cours sur la méthodologie, les statistiques et la recherche. Tout au long de sa carrière, il a étudié l’évaluation de l’anxiété, étant co-auteur de l’adaptation espagnole du STAI, le septième questionnaire le plus utilisé en Espagne. Il a participé à cinq projets de recherche et a publié 30 articles (dont 27 dans des revues indexées dans le Journal Citation Reports).

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